mercredi 29 octobre 2008
Muslim Massacre
La palme cette fois à un australien, qui a eu l'audacieuse idée de sortir un jeu où le but est de massacrer des musulmans, jusqu'à Allah lui même (le boss de fin de jeu). Ca s'appelle Muslim Massacre, c'est là et moi je vais vomir d'indignation.
lundi 27 octobre 2008
Si ce n'est vrai, ça pourrait bien (vous pensez que c'est vrai, vous?). Comme d'autres petits "faux", d'ailleurs (mais si ça se trouve c'est vrai).
Durant l'été 2006 nous vous avons présenté un mode d'emploi en 6 packs pour s'expatrier en Europe. Combien de dizaines de milliers de Sénégalais sont venus depuis dans l'Espace Schengen avec succès ? Pas un seul Sénégalais n'a pas un membre de la famille qui s'est expatrié ces deux dernières années. Mais combien sont morts également en tentant un PACK D-DAY bêtement, sans aucune préparation et sans aucune mesure de sécurité contrairement à ce que nous recommandions ???? Un PACK D-DAY ce n'est pas fait pour un illettré incapable de comprendre qu'il faut vérifier la présence de gilets de sauvetages, de fusées de détresse et de GPS avant d'entrer dans une pirogue.Après une vaste enquête, nous avons donc conçu un nouveau pack, sans aucun risque pour la santé, peu onéreux et permettant une entrée légale sur le continent ! C'est le pack à exploiter prioritairement en 2008. Nous l'avons baptisé PACK SLAVOPOLAK.
mercredi 17 septembre 2008
Un DVD porno-gay atterrit dans un magazine pour enfants
Source: La Dépêche.fr
jeudi 31 juillet 2008
vendredi 11 juillet 2008
Les États-Unis veulent séduire les banlieues françaises
Après avoir repéré les leaders des minorités noires et musulmanes, le département d'État leur finance des séjours pour les convertir aux valeurs américaines.
Il est loin, le temps où «l'Amérique des ghettos» faisait figure de repoussoir en France. Désormais, les États-Unis exercent une véritable fascination chez certains leaders des minorités. Qui vont se former au lobbying communautaire outre-Atlantique, avec l'aide du département d'État américain. Blacks, Beurs, musulmans, la trentaine dynamique, ils sont désormais les chouchous de l'ambassade américaine à Paris, dès lors qu'ils occupent une position d'influence dans la vie associative, les médias ou la politique. Les attentats du 11 Septembre, tout comme les émeutes qui ont embrasé les banlieues françaises en 2005, ont cristallisé la crainte de voir les fils d'immigrés se radicaliser. Depuis, le gouvernement des États-Unis cherche à tisser des «liens étroits avec les minorités musulmanes en Europe».
Condoleezza Rice a spécialement confié cette mission à Dan Fried lors de sa prise en main des affaires européennes, en mai 2005. Ce dernier a concentré ses efforts sur la France, où vit la plus forte proportion de musulmans. Il a rencontré en novembre dernier à l'ambassade à Paris une délégation essentiellement composée de Maghrébins et de Noirs de France. Parmi eux, Ali Laïdi, spécialiste du renseignement économique et du terrorisme islamique à l'Iris (Institut des relations internationales et stratégiques), Saïd Branine, directeur du site musulman oumma.com, Hervé Mbouguen, également animateur d'un site Web, grioo.com, dédié aux Noirs, Fayçal Douhane, du conseil national du Parti socialiste, en charge des questions de diversité. «Nous souhaitons mieux comprendre la situation des minorités en France et les aider aussi», assure James Bullock, conseiller culturel à l'ambassade.
«Le but n'est pas de convaincre, mais d'initier»
Pour cela, les Américains proposent leur modèle, celui de l'affirmative action (traduit par «discrimination positive» en français). Ils espèrent faire avancer, parmi les minorités, «leur conception du monde. Ils croient qu'ils doivent éclairer l'humanité», reconnaît Amirouche Laïdi, adjoint au maire UMP de Suresnes et président du club Averroes, qui promeut la diversité dans les médias. En 2006, il a passé trois semaines aux États-Unis, comme international visitors leadership, une des initiatives lancées dans le sillage du plan Marshall pour «rapprocher les peuples». À la demande du visiteur, un programme de rencontres et de visites d'au moins cinq États est établi. Depuis les années 1960, les États-Unis ont ainsi envoyé 1 900 jeunes leaders français découvrir leur pays. Ces dernières années, ils se sont concentrés sur les minorités. «On cible des personnalités qui ne connaissent pas l'Amérique. Le but n'est pas de convaincre, mais d'initier», assure James Bullock, qui a sélectionné des dizaines de leaders des pays arabes où il exerçait avant d'être en poste à Paris. «Cela n'en fait pas toujours des alliés, mais au moins nous pouvons parler le même langage et c'est important dans les négociations», reconnaît-il. Certains organes de presse ont cru voir la main de la CIA, à la recherche d'informateurs dans nos banlieues. En réalité, les agents américains ont bel et bien enquêté en Europe ces dernières années pour mettre à jour le profil des terroristes de l'Ancien Continent. Mais ces voyages relèvent de la politique classique menée par le département d'État, à travers les ambassades, ou par des fondations privées.
Dans quelques jours, la présidente de Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, la présidente d'un centre culturel islamique du Nord et peut-être un imam seront à leur tour «initiés». Pour éviter les mauvaises surprises, l'ambassade américaine a coutume de consulter le ministère de l'Intérieur, qui valide, informellement, les candidats pressentis. Parmi eux, peu de leaders au profil religieux et beaucoup de responsables politiques comme Karim Zeribi, élu PS à Marseille qui a fait le voyage en mai. Après trois semaines de rencontres avec des spécialistes de l'intégration ou de la lutte contre les discriminations, mais aussi des plongées dans les ghettos urbains, sans aucune censure, Karim Zeribi est revenu… conquis. «J'avoue que j'ai changé d'avis : d'autant que les fameux quotas ethniques, si décriés en France, n'existent plus vraiment aux USA. »Après dix à quinze ans de politique coercitive de quotas, la diversité s'est, selon lui, installée, et l'affirmative action s'est assouplie. «Quand je regarde la Halde, chargée de promouvoir l'égalité en France, sans compter le moindre représentant de la diversité dans la direction, je me rends compte que les grandes déclarations françaises sur l'égalité républicaine sont stériles», reprend cet ancien chevènementiste, désormais séduit par le «pragmatisme américain».
«J'ai appris à être décomplexé»
La victoire de Barack Obama finit d'emporter l'adhésion de l'élu socialiste : «C'est une société en mouvement.» Tandis que la France fait «la part belle aux conservateurs, de gauche comme de droite». Désormais, Karim Zeribi croit à un «modèle intermédiaire : il faut arrêter de nier les communautés et plutôt leur dire quelles sont les règles du jeu». Concrètement, il accepte que l'on situe les individus en fonction de leur origine sociale, géographique mais aussi d'une autodéfinition de leur couleur ou de leur origine. Une façon, dit-il, de «photographier la société française». Et d'y importer les méthodes américaines. La bataille des statistiques ethniques, qui ne fait que commencer en France, dispose maintenant de défenseurs formés sur place. Même si nos élites françaises proposent toujours de l'accommoder à la mode républicaine.
Au sein du Club Averroès, Amirouche Laïdi a repris l'idée de comptabiliser les minorités dans les médias, comme le font tous les groupes de pression américains pour traquer les discriminations. «Mais nous faisons aussi du qualitatif : on ne s'intéresse pas seulement aux chiffres, mais aux rôles tenus par exemple.» Quelle que soit leur cause, les leaders issus de l'immigration en voyage aux States reviennent acquis aux politiques proactives, au lobbying : «J'ai emprunté aux Américains leur façon de jouer un média contre l'autre, de montrer les bons élèves… et de désigner les mauvais à l'opinion», assure Amirouche Laïdi. La méthode des classements s'avère plus efficace que les dîners en ville.
La pression constante que maintient maintenant Averroès porte, selon lui, ses fruits. Des présentateurs connus et de couleur sont apparus sur les écrans ces dernières années, tout comme des acteurs. Les États-Unis soutiennent et financent ces initiatives en France. «C'est le partenaire avec lequel je travaille le plus ici», dit simplement Amirouche Laïdi. L'ambassade américaine a également soutenu Olivier Laouchez dès 2005, après qu'il eut créé sa télévision câblée Trace, dédié aux cultures urbaines et très marquée par la culture afro-américaine, notamment la musique. «En France, une grande banque m'a fait comprendre que je devais passer la main, si je voulais que Trace grandisse. Un Noir numéro 1, c'était impossible. En revanche, une banque américaine me finance depuis le début», raconte ce militant, qui ne voit que des avantages au système américain et plaide pour «des quotas de rattrapage à la télévision : car la France est l'un des pays les plus discriminants au monde».
Il loue également l'intégration par les communautés religieuses ou associatives qu'il a observée là-bas. «Il faut arrêter l'hypocrisie : les communautés existent, même en France. “Qui se ressemble s'assemble”.»
Statistiques ethniques, quotas, mais aussi actions en justice qui, même déboutées, permettent d'intimider : les leaders militants de la cause noire en France s'inspirent aussi largement du mouvement américain. L'ambassade a joué les bons offices pour mettre en contact la plus vieille association noire américaine, NAACP, avec le Conseil représentatif des associations noires (Cran), naissant, en 2005. «Cela a été très important, quelqu'un croyait en nous alors que les Noirs eux-mêmes doutaient», raconte Georges-Louis Tin, fondateur du Cran, qui s'était déjà initié à l'activisme anglo-saxon autour de la cause homosexuelle. «J'ai appris à être décomplexé sur les questions de genre et de race.» Tandis que les institutions françaises ont longtemps méprisé ces lobbies naissants, les Américains les soutiennent clairement et mettent à disposition un réseau et un savoir-faire. L'Amérique est en passe de retrouver son aura. À une réserve près : la brutalité d'une société sans filet social, que tous les leaders hexagonaux refusent… en bons Français.
Cécila Gabizon in Le Figaro 01/07/2008
vendredi 6 juin 2008
mardi 27 mai 2008
Des chrétiens très spéciaux
Je laisse la parole a Bouchet, donc:
Le 20 mai dernier, Le Figaro, le plus français des journaux américains, publiait un article titré « Une offensive antichrétienne en Algérie ». Après nous avoir précisé qu’en Algérie, « les nouveaux convertis doivent vivre leur foi dans la clandestinité », un journaliste y relatait un « procès surréaliste » contre une chrétienne qui « interpellée en possession de bibles et d'évangiles, est accusée de pratiquer un culte non musulman, sans autorisation».
L’article, mis en ligne sur le site du quotidien, a été très rapidement repris sur de nombreux blogs mongolo-identitaires et diffusé par de nombreuses mailing lists. Assorti à chaque fois, bien entendu, de commentaires sur le sort terrible des chrétiens en terre d’islam.
Deux courts passages de l’article semblent avoir échappé, volontairement ou non, à tout le monde : 1, c’est une « église protestante » qui assurait la défense de l’inculpée et 2, le ministre algérien des Affaires religieuses a déclaré au sujet de ce procès : «La communauté chrétienne jouit de tous les droits ; mais nous luttons contre les sectes !»
Pour ceux qui savent lire, l’inculpée n’était donc pas une « chrétienne arabe », elle n’appartenait pas à une des ces confessions traditionnelles qui cohabitent depuis longtemps avec l’islam. Non il s’agissait d’une évangéliste, d’un membre d’une de ces sectes made in USA qui développent depuis quelques années une propagande agressive dans les pays du tiers monde et qui y causent nombre de problèmes tant politiques que théologiques, au point qu’elles sont régulièrement dénoncées par les autorités locales des confessions chrétiennes traditionnelles (1).
Le catholique américain Karl Keating, dans Une religion made in USA (2) a défini clairement le problème : « C’est essentiellement aux État-Unis, amour de la liberté et de la libre entreprise aidant, que les groupes appartenant à cette mouvance « évangélique » vont, d’une part, se multiplier à l’infini et, d’autre part, imprégner profondément la société américaine et, parfois, s’identifier à elle. (…) Or, aujourd’hui, le nouvel Empire, répandant jusqu’aux extrémités de la terre la civilisation de Coca Cola et de Microsoft, diffuse aussi sa religion, qu’on le veuille ou non. Que l’on en soit conscient ou pas, le fait est patent. Quel que soit le nom qu’on lui donne : « évangélisme », christianisme « vrai » ou « authentique, « fondamentalisme protestant », etc., (…) elle étend aujourd’hui son influence à grande vitesse dans les banlieues de Kiev, de Shanghai ou de Delhi, après avoir établi des têtes de pont en Amérique latine et en Afrique. Il n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’elle devienne la « nov-religion » du siècle commençant. »
Si ce christianisme particulier, qui n’a rien a voir avec la religion de nos père, et dont les dirigeants d’ailleurs haïssent nos croyances ancestrales (3) se trouve en conflit avec l’islam, en quoi cela nous concerne-t-il ? Par qu’elle aberration idéologique devrions nous nous en sentir solidaire ? … A moins que ceux qui nous intime l’ordre de l’être ne le fassent pas pour des raisons religieuses mais parce qu’ils sont tout simplement de ces « croisés de l’Oncle Sam » que mon ami Tahir de la Nive a si brillamment dénoncé !
Cela expliquerait d’ailleurs leurs indignations sélectives.
Qui les a entendu s’indigner de la persécution des catholiques par les bouddhistes à Ceylan (4) ?
Qui les a vu faire de même pour la persécution des catholiques par les hindouistes en Inde (5) ?
Qui les a entendu dénoncer ce que le quotidien israélien Maariv rapportait le mardi 20 mai, avec photos à l’appui, à savoir l’autodafé public d’exemplaires du Nouveau Testament organisé par l’adjoint au maire de Or Yehuda, une petite ville de 32 000 habitants située à 7 km de Tel Aviv ?
Il n’est pas bien sorcier de comprendre que tous les chrétiens n’ont pas la même valeur aux yeux des mongolo-identitaires. Ceux dont la persécution permet de donner du corps à la thèse du choc des civilisations sont les bienvenus quel que soit leur confession. Ceux dont les persécutions montrent l’inanité de celle-ci, par contre, sont abandonnés à leur triste sort, même s’il s’agit de bons catholiques.
notes
1 - Ainsi dans un article publié la fin du mois d’avril dernier, le quotidien L’Orient-Le Jour, indiquait que « les chrétiens de Jordanie se disent inquiets du prosélytisme de certaines communautés dirigées par des évangélistes étrangers et réclament la fermeture de ces Églises qui, selon eux, sèment la zizanie dans le pays. (…) Les responsables de la minorité chrétienne de Jordanie ont donc salué la décision du gouvernement d’expulser le mois dernier des missionnaires étrangers, accusés de prosélytisme sous couvert d’activités caritatives. Pour Fahed Kheitan, lui aussi chrétien, éditorialiste au quotidien al-Arab al-Yom (indépendant), ces missionnaires « s’attaquent aux fondements des Églises traditionnelles jordaniennes. (…) Depuis des années nous demandons la fermeture de telles “boutiques” chrétiennes, qui n’ont rien à voir avec le christianisme et la tolérance », explique M. Kawwas qui salue le geste gouvernemental, même s’il est « tardif ». (…) En février, le Conseil des Églises de Jordanie (CEJ), regroupant toutes les communautés chrétiennes, avait accusé 40 sectes de « semer la zizanie au sein de la communauté chrétienne et entre chrétiens et musulmans ». « Ces groupes tirent profit de la pauvreté, divisent les chrétiens et, plus grave encore, diffusent des idées étrangères au christianisme », avait regretté le patriarche latin de Jérusalem Michel Sabbah, cité par l’agence officielle Petra. « Nous rejetons leurs positions politiques non avouées et nous ne voulons pas que l’image du christianisme soit déformée », avait-il poursuivi ».
2 - Tempora, 2008.
3 - Ainsi John Hagee, un évangéliste fort puissant aux USA n’a pas hésité à déclarer il y a peu que l’Eglise catholique est « La putain de Babylone » et que « des Croisades à la Shoah tout en passant par l’Inquisition », l’Église catholique est « cause de tous les malheurs du Monde en général et du peuple juif en particulier ».
4 - Pourtant dénoncée 10 avril dernier, par la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka
5 - Que Sandro Magister, relate dans un reportage publié dans le mensuel Mondo e Missione de l’Institut pontifical des missions étrangères de mai 2008
Christian Bouchet in VoxNR - 26/05/2008
samedi 24 mai 2008
Le Nouveau Testament est brûlé en public en Israël
L’événement s’est produit dans le quartier de Névé Rabin, sur la place de la synagogue, en présence de centaines d’étudiants de l’école religieuse orthodoxe Mikhtav Eliyahou sous l’impulsion de l’adjoint au maire, Ouzi Aharon, qui voulait réagir face à « une activité missionnaire chrétienne intensive » ces dernières semaines dans la ville. Selon Aharon, les missionnaires organisent des transports auprès des Ethiopiens pour leur permettre de se rendre dans les différentes églises et la semaine dernière, ils ont fait du porte à porte pour distribuer des Nouveaux Testaments et proposer la foi chrétienne aux habitants de Névé Rabin. Suite à ces faits, l’adjoint au maire a décidé d’agir. Il a demandé aux étudiants de l’école religieuse de passer de porte en porte pour récupérer les Nouveaux Testaments distribués par les missionnaires. Au Terme de la collecte les livres ont été brûlés.
Selon le site internet du quotidien, aucun rabbin du mouvement sioniste religieux n’a voulu condamner l’autodafé des Nouveaux Testaments.
VoxNR - 24/05/2008
jeudi 22 mai 2008
mardi 20 mai 2008
lundi 19 mai 2008
Quand le langage SMS envahit les copies du bac
À force de communiquer par ces messages en abrégé, des élèves commettent d'énormes fautes d'orthographe.
À moins d'un mois des épreuves du baccalauréat, les élèves se plongent plutôt dans leurs cours de philosophie que dans un manuel d'orthographe. Pourtant, tous ne seraient pas au point en la matière à en croire certains devoirs de terminale. Ainsi, pour la plus grande surprise d'un correcteur, la Symphonie inachevée de Schubert s'est transformée en symphonie «inHeV» dans une copie du baccalauréat. Une orthographe revisitée sous l'influence du langage texto. Cette manière d'écrire les mots en phonétique permet d'économiser de la place pour envoyer un «SMS» ou message écrit sur téléphone portable.
Depuis le début des années 2000, les textos sont devenus un des moyens de communication privilégiés des jeunes. Malheureusement, leur orthographe simplifiée a non seulement envahi les forums de discussion sur Internet mais commence à apparaître sur les feuilles d'examen. Et les bacheliers de qualifier les habitants de la Martinique de «Martinikés»…
«L'héritage de l'abandon progressif de la dictée»
«Certains élèves perçoivent désormais les mots de manière phonétique et les retranscrivent ensuite comme ils le peuvent», explique Philippe Mignaval, auteur du Sottisier du bac. Jusqu'à commettre de grossières erreurs comme ce candidat pour qui «l'euthanasie» devient «le tas nazi». «Les élèves ont tendance à couper les mots au petit bonheur, confirme Jean-Paul Brighelli, normalien, agrégé de lettres. C'est aussi l'héritage de l'abandon progressif de la dictée au collège depuis une quinzaine d'années.»
En février dernier, le chef de l'État en personne a déploré l'usage de cette langue simplifiée et a demandé aux professeurs d'en ex-pliquer les conséquences aux élèves. Mais tous n'adhèrent pas à sa théorie. «Je relève une abréviation de temps en temps mais je n'ai jamais vu tout un devoir rédigé en texto, nuance un professeur de français du Val-d'Oise. Ces erreurs apparaissent généralement en fin de copie, quand les candidats sont pressés par le temps.»
Danièle Manesse, professeur de sciences du langage à la Sorbonne nouvelle et coauteur d'Orthographe, à qui la faute ?, est encore plus catégorique. «Le langage SMS n'influence pas l'orthographe, affirme cette spécialiste. Les élèves savent qu'ils utilisent un code, un langage secondaire. La baisse du niveau en orthographe serait plutôt le résultat du peu de temps consacré à l'étude de la langue à l'école.» Quant aux étudiants, ils ont une vision plus pragmatique de la question. Charles, 21 ans, inscrit en fac de droit à Paris, explique que, pour sa génération, le langage texto est un moyen pratique de prendre des notes en cours. «À force, on prend des réflexes d'écriture que l'on peut reproduire inconsciemment dans les copies», concède-t-il. Un manque d'attention auquel Charles s'empresse de remédier quand il a le temps de se relire. Car les sanctions, bien que légères, sont réelles. À l'école, aucune instruction spécifique n'a été transmise selon l'enseignante du Val-d'Oise. Cependant, «le barème de la maîtrise de la langue est appliqué. Le correcteur peut enlever un ou deux points à la copie», raconte-t-elle.
Agnès Leclair (avec Alexandre Claude) - 19/05/2008 in Le Figaro
Réfugiés: la colonisation des campagnes a commencé
Dirigé par Fatima Mlati, ce programme permet d’installer des familles étrangères dans des régions rurales en “voie de désertification”.
Les réfugiés ont droit, dès leur arrivée sur le sol français, à la carte de séjour de 10 ans. Ils obtiennent d’office le RMI et les aides sociales vitales, ainsi qu’un hébergement d’urgence dans un hôtel dans l’attente (ou l’espoir) d’un appartement définitif. C’est là que Terre d’Asile intervient avec son programme.
Après une présentation de la France faite par un conseiller spécialisé, le réfugié choisit son territoire d’adoption et se voit proposer l’installation dans un logement, avec le soutien du SAMI (Service d’accueil et de mobilité pour l’insertion) : en province, note l’organisation, il y a une forte vacance de logements sociaux dans des départements tels le Cher, la Creuse, l’Ain.
A ce jour, France Terre d’asile, qui a déjà envoyé 150 familles (soit 444 personnes) considère que ce programme est “une réussite”.
En bref, il suffit de pousser la porte. Merci M. Hortefeux!!
A 11 ans, ils filment le viol d'une fillette
Ils n'ont que 11 et 12 ans. Leur victime n'en a que 10. À la Queue-lez-Yvelines, en région parisienne, deux collégiens ont été mis en examen, mardi, pour le viol présumé de la sœur d'un des deux, scène qu'ils ont diffusée via un téléphone portable dans leur collège.
L'affaire commence il y a neuf jours, dans ce secteur huppé de la région parisienne. Le plus jeune des deux garçons invite chez lui son copain, qui vient avec sa sœur, âgée de 10 ans. Ils regardent un film pornographique sur DVD. La séance terminée, les garçons décident de reproduire toutes les scènes avec la fillette. « L'enfant était complètement sous l'emprise psychologique des deux garçons et n'a rien pu faire pour leur échapper », explique une source proche du dossier.
Les deux collégiens, élèves en classe de sixième à Montfort-l'Amaury (Yvelines), filment leurs ébats et les diffusent via un téléphone portable pendant une semaine. La vidéo fait rapidement le tour de l'établissement.
Pas de sanction pénale
En début de semaine, les gendarmes de la brigade départementale de la prévention de la délinquance juvénile, en tournée pédagogique dans l'établissement, découvrent les images et remontent rapidement aux auteurs.
Mardi, les deux garçons sont placés en garde à vue et reconnaissent les faits. « Ce ne sont que des enfants, ils étaient terrorisés. Comme tous les enfants de ce collège, ils évoluent dans un milieu social plutôt favorisé, précise un enquêteur. Les parents sont effondrés. »
Mis en examen, les pré-adolescents ont été placés en rétention judiciaire pour être soumis à des expertises psychologiques, et placés dans des familles d'accueil. Âgés de moins de 13 ans, ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions éducatives. «Nous ne sommes pas face à des pervers : il s'agit d'un dérapage de gamins », estime une source judiciaire.
L'inspection académique a envoyé, hier, aux parents des élèves du collège une lettre pour « rappeler les dangers que peuvent représenter pour les enfants internet, les vidéos et les portables. »
« Une histoire vécue comme un jeu »
Dr Daniel Ajzenberg est expert psychiatre auprès des tribunaux. Pour lui, « il faut absolument exclure la perversion » pour expliquer cet acte « complexe ».
Comment expliquer un tel geste, alors que les auteurs n'ont que 11 et 12 ans ?
À cet âge-là, le corps commence à bouger avec la puberté. Or, à l'heure du libéralisme sexuel, qu'il ne faut néanmoins pas regretter à mon sens, les enfants ont de plus en plus accès aux images. Leur curiosité visuelle est facilitée. Ici, le visionnage d'un film pornographique a déclenché un côté ludique. Et même si cela peut étonner ou choquer le profane, il s'agit pour les auteurs d'un jeu, à l'heure de l'éveil sexuel. Ensuite, pour se persuader de ce qu'ils considèrent être un exploit, ils décident de le diffuser, sans se préoccuper de la gravité des faits.
Des sanctions pénales seraient-elles utiles dans ce genre de cas ?
Je ne le pense pas. Même s'ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions éducatives, les deux auteurs vont être confrontés à un véritable attirail judiciaire : garde à vue, auditions, mise en examen, expertises psychologiques... Ils vont prendre conscience d'une terrible réalité qu'ils n'avaient pas perçue jusqu'alors, et qui sera très difficile à assumer par la suite. Croyez-moi, ils vont en baver ! La victime, elle, sera malgré tout traumatisée, quoiqu'il arrive. Elle va être suivie par un certain nombre de spécialistes.
Les parents peuvent-ils être mis en cause ?
C'est tout le problème de l'éducation sexuelle, au moment de la puberté. Même s'il y a des cours sur ce sujet au collège, c'est surtout au niveau familial qu'il faut discuter. Les parents ne doivent pas hésiter à parler de sexualité avec leurs enfants, sans les brutaliser, de façon trop précoce notamment.
18/05/2008 in La Dépeche
vendredi 9 mai 2008
Vive l'éducation nationale
Je suis trop affligée pour en dire plus, c'est édifiant...
samedi 3 mai 2008
Neufs cimetières profanés sur dix sont des cimetières chrétiens
Communiqué de Pierre-Marie de Berny, président d’UNITAS
UNITAS interpelle la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, sur la recrudescence inquiétante de profanations de cimetières chrétiens.
Avec le soutien de membres du clergé comme Monseigneur Rey, évêque de Toulon, ou du père Guy Gilbert, « curé des loubards » et de personnalités de la société médiatique comme Frigide Barjot, humoriste parodiste, l’association UNITAS appelle tous ceux qui accordent une importance au respect de la sépulture de chaque homme à envoyer à « MAM » un courrier en ce sens (téléchargeable sur unitas.fr)
La récente profanation du carré musulman du cimetière Notre-Dame de Lorette, près d’Arras, a légitimement soulevé l’indignation de la classe politique française.
Mais les profanations de cimetières musulmans ou juifs, aussi insoutenables soient-elles, ne peuvent plus masquer une douloureuse réalité :
9 cimetières profanés sur 10 sont des cimetières chrétiens.
Croix renversées ou retournées, couronnes mortuaires brisées, tombes d’enfants vandalisées, chapelles funéraires fracturées ou couvertes d’inscriptions sataniques…
Chaque semaine, en France, ce sont plus de 15 sépultures chrétiennes qui sont profanées, et autant de familles plongées dans un nouveau deuil.
Ne rien dire sur ces chiffres-là, c’est déjà laisser faire, et créer un sentiment d’impunité chez des groupes sectaires animés par des sentiments morbides, antireligieux, voire satanistes, dont l’influence gagne un nombre croissant de jeunes sans repères, comme s’en inquiète le rapport 2007 de la Miviludes (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires).
Ce rapport établit que les profanations satanistes ont augmenté de 300% en 3 ans ! Il y a tout juste un an, le 26 avril 2007, Nicolas Sarkozy déclarait à propos de ces profanations : “C’est un scandale. Si on ne respecte pas la mort, c’est qu’on ne considère pas la vie. […] La première des préventions, c’est la certitude de la sanction pour ceux qui blasphèment.”
A présent, nous demandons des actes.
no-media.info - 30/04/2008
vendredi 25 avril 2008
mardi 15 avril 2008
Voltaire en char d'assaut
Allez savoir pourquoi, sa conception des Lumières ressemble étrangement à la lampe braquée sur les suspects dans les commissariats. « Tu vas cesser de croire, dis salaud! » Il faut dire que Ayaan Hirsi Ali, collabo de choc de l'Occident universaliste, ne fait pas dans la dentelle. Lorsqu'elle évoque la démocratie, la laïcité ou la libération de la femme, on croit entendre en fond sonore comme un bruit de bottes. Notre Voltaire en jarrettelles est du genre à libérer les croyants malgré eux. À affranchir les « arriérés » de la tradition contre leur gré. À remettre dans le droit chemin de la raison à grands coups de pompes dans le cul. D'ailleurs, on l'imaginerait bien, un jour d'exaltation, se nouer la Déclaration des droits de l'homme autour de la taille avant de se faire sauter le caisson dans une mosquée!
Tout avait pourtant bien commencé pour elle. En 1992, échappée de la Somalie en guerre et d'un mariage forcé, elle obtient le droit d'asile aux Pays-Bas. Naturalisée en 1997, elle est élue députée travailliste l'année suivante. Les attentats du 11 septembre 2001 réveillent en elle une haine de l'islam dont elle se découvre la première victime. Elle vire athée militante mais se fait exclure du parti travailliste et adhère au parti libéral dont elle sera élue député en 2002. Elle fait adopter un projet de loi réprimant l'excision au plat pays et commence à se persuader « qu'aucune cohabitation n'est possible entre l'islam et l'Occident ».
C'est l'époque où, entre autre facéties, elle qualifie Mahomet de pervers, de pédophile et de terroriste et collabore au docu-pamphlet de Théo Van Gogh qui exhibe notamment des femmes nues tatouées de sourates du Coran. Mais les Musulmans n'ayant pas encore appris à dire merci lorsqu'ils se font cracher à la gueule, un fou de Dieu poignarde le pauvre Van Gogh en pleine rue en novembre 2004. Entre le couteau et le bide de l'arrière-petit-neveu du peintre, la liste des procains assassinés commence par le nom d'Ayaan Hirsi Ali. Débandade. Madame « la députée » s'enfuit aux États-Unis en couinant et se fait embaucher à l'American Enterprise Institute, un think tank néo-conservateur, les Pays-Bas continuant d'assurer sa protection.
Las, en mai 2006, un documentaire de la télé batave révèle que lors de sa demande d'asile, Ayaan Hirsi Ali a menti sur à peu près tout: son âge, son nom (elle s'appelle Ayaan Hirsi Magan) et surtout la légitimité de l'asile qu'elle réclamait. Car si la « Voltaire noire », comme l'appellent les imbéciles, est bien née en Somalie, elle a quitté ce pays vers 10 ans et vivait depuis entre le Canada et l'Allemagne, après dix ans passés dans la paix au Kenya où il n'a jamais été question d'un mariage forcé. Scandale. En terre calviniste, le mensonge étant un très gros péché, Ayaan Hirsi Ali perd toute crédibilité et les Hollandais cessent bientôt d'assurer sa protection après lui avoir retiré son passeport.
C'est alors que Zorro est arrivé. A l'initiative de Charlie Hebdo, passé de la déconnade gauchiste inconsistante au plus poisseux des robespierrisme, un « manifeste des douze » est signé le 1er mars 2006. Guest star; Ayaan Hirsi Ali. « Nous, écrivains, journalistes, intellectuels, appelons à la résistance au totalitarisme religieux... », ânonnent très sérieusement les néo-résistants, menés par la pasionaria Caroline Fourest qui met semble-t-il un point d'honneur à plonger la tête de ses contemporains dans le fumier dès que ces derniers se mettent à contempler les étoiles de manière trop insistante.
L'ex-député devient une icône laïque. Des tas de demi-folles sortent du bois, « écrivaines » ratées, hystéro-libérées, cartésiennes louches, sans compter la ribambelle des paumées, qui, ayant reçu un jour une claque sur le museau, entendent le faire savoir au monde entier. « Ayaan Hirsi Ali, ma sœur », pleurnichent de reconnaissance les Chahdortt Djavan et autres Taslima Nasreen de service tandis que Salman Rushdie, preuve vivante de l'incompétence des islamo-barbus, salue « la première réfugiée d'Europe occidentale depuis l'Holocauste ». Pas moins.
Enfin, reconnaissance suprême, toujours à l'initiative de Fourest, une grande messe et organisée le 10 février 2008 à Paris, au cours de laquelle Ayaan Hirsi Ali reçoit des mains du grand prêtre Lanzmann le prix Simone de Beauvoir! Enorme. La France sarkozyste, qui traque sans relâche le Chinois « sans papiers » de Belleville, accepte le principe d'une naturalisation de la cartésienne de choc, tandis que le secrétaire d'État aux Droits de l'homme Rama Yade évoque « la France éternelle de 1789, de Hugo, de Zola, de Ni putes ni soumises », faisant croire l'espace d'un instant à la possibilité d'une hallucination auditive dantesque.
« L'islam est incompatible avec les principes de la démocratie », retiennent généralement ceux et celles qui ne prennent pas la peine d'écouter jusqu'au bout celle qui ajoute aussitôt après: « Le christianisme est également incompatible avec la démocratie ». Nous y voilà. Car Ayaan Hirsi Ali n'a pas seulement la haine de l'islam chevillée au corps. Elle a celle de toutes les religions, ou presque, et milite pour l'interdiction de toute forme d'enseignement privé à caractère religieux. « On ne naît pas arriéré, avec une religion dans la tête [...] Le seul moyen d'empêcher des adultes de croire que, hors de l'islam, il n'y a point de vérité, c'est de mettre fin aux écoles religieuses musulmanes ou chrétiennes », déclarait-elle encore récemment à L'Express.
On notera au passage « la religion dans la tête », du grand style fadelamarien qui semble décidément être l'apanage de ces néo-illétrées ayant décidé une bonne fois pour toutes que la seule espérance permise ici-bas était celle de se rapprocher de la condition du chien. Idéal exquis qui aurait probablement fait vomir Voltaire, le vrai, de rage et de dégoût.
Julien Jauffret dans Le Choc du Mois n° 21, avril 2008
[un utile complément à cet article ici]
Un homme enceint(e) de six mois
En effet, Thomas Beatie n'a pas toujours été un homme. Il est transsexuel. Né Tracy Langondino, l'homme et futur père a décidé de devenir un homme. Chirurgicalement, il a subi une ablation des seins. Son appareil reproducteur féminin est toujours intact. Médicalement, il carburait à la testostérone. Pour être plus masculin.
Il est marié depuis quelques années à une femme, Nancy. Le désir d'enfant s'est donc tout naturellement imposé. Seulement voilà, Nancy ne peut pas avoir d'enfant... N'écoutant que son coeur, Thomas a accepté de porter lui-même l'enfant. fruit de leurs amours. "Vouloir un enfant biologique est un désir humain, pas spécifiquement masculin ou féminin", indique-t-il au magazine homosexuel américain The Advocate.
Pour pouvoir porter leur futur enfant, Thomas a dû arrêter de prendre de la testostérone. Petit à petit, ses règles sont revenues. "Ça ne m'était plus arrivé depuis huit ans, explique-t-il. Mon corps s'est régulé tout seul."
Au bout de quelques mois, Thomas pouvait bénéficier d'une insémination artificielle. Mais l'histoire n'est pas simple. "Les réceptionnistes rigolaient de nous. La famille de Nancy ignore que je suis transgenre... Beaucoup de spécialistes ont refusé de le faire. On a dû en consulter neuf avant d'en trouver un qui accepte de nous aider."
Thomas Beatie, après une première insémination de sperme, serait d'abord "tombé enceint de triplés". La grossesse se complique et il les perd assez vite. "Heureusement, je suis tombé enceint une seconde fois. Cette fois, sans complication. Nous sommes heureux d'attendre sa venue, prévue le 3 juillet 2008, déclare-t-il encore au magazine. Comment je me sens comme homme enceint ? Incroyablement bien !"
Si l'histoire de Thomas Beatie ne s'avère pas être un hoax, l'affaire devrait susciter pas mal de débats légaux et moraux.
Ça a d'ailleurs déjà commencé avec les spécialistes, la communauté religieuse qui s'interroge sur certains sites. D'après une enquête des journalistes d'ABC et des déclarations de Thomas Beatie, son entourage serait assez mitigé.
L. C. C. in La Dernière heure le 28/03/2008
Accusés de harcèlement sexuel en maternelle
Par crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires appellent la police au moindre attouchement dans la cour de récréation.
Randy Castro avait six ans quand il a donné une tape sur les fesses à une fille de sa classe, Katherine DeLeon. Ils s’amusaient dans la cour de récréation de l’école primaire de Potomac View, dans la banlieue de Washington. Cela n’a pas plu à la petite fille.
Elle a dénoncé Randy à la maîtresse. L’institutrice a emmené le gamin chez le principal. Le principal a vite pesé la gravité de l’offense : il a appelé la police. Il a aussi rédigé un rapport qui restera pour toujours dans le dossier scolaire de l’enfant. Son titre : «Attouchements sexuels contre un étudiant, comportement odieux.»
Dans l’Amérique pudibonde, Randy Castro n’est pas un cas isolé. À New York, une directrice d’école a interdit à ses élèves de se toucher pour se dire bonjour. Au Texas, un garçon de 4 ans qui avait un peu trop pressé son visage contre la poitrine d’une assistante maternelle a été accusé de harcèlement sexuel. L’an dernier, 255 élèves du primaire ont été suspendus en Virginie pour des «contacts physiques inappropriés» avec un autre élève. Dans le Maryland, on dénombre 166 cas identiques, concernant 22 élèves en cours préparatoire, 16 au jardin d’enfants et trois… à la crèche.
Un directeur d’école n’est censé appeler la police qu’en cas d’incident «impliquant armes, alcool ou drogue, blessure volontaire ou autre infraction sérieuse». Dans le cas de Randy, des psychologues ont souligné qu’«il est impossible qu’un enfant de son âge comprenne ce qui lui arrive».
Mais les autorités scolaires ont tellement peur des procès qu’elles appliquent sans discernement la «tolérance zéro». Dans les années 1990, la Cour suprême a confirmé la responsabilité des établissements qui manqueraient à l’obligation de mettre fin au harcèlement sexuel, généralement défini comme toute «pression ou contact jugé indésirable par la victime».
Le Washington Post, qui a relaté l’histoire de Randy, a organisé la semaine dernière un forum avec des responsables éducatifs sur son site Internet. Une mère de famille y témoigne en ces termes : «Ma fille de cinq ans a été harcelée sexuellement par un garçon du même âge au début de l’année scolaire. Il l’a prise dans ses bras et l’a embrassée alors qu’elle ne le voulait pas. J’ai été extrêmement contrariée que le principal ne le suspende que pour une semaine. J’avais demandé son renvoi. J’ai aussi voulu porter plainte à la police. Devant leur refus, j’attaque au civil en dommages et intérêts.»
Le lendemain de ce débat, le Centre de contrôle et de prévention des maladies publiait pour la première fois des statistiques nationales sur les véritables mauvais traitements infligés aux mineurs de 15 ans : 905 000 enfants ont été maltraités par des adultes en 2006 aux États-Unis, dont 91 278 bébés de moins d’un an.
Le directeur de Potomac View refuse de s’expliquer sur le cas de Randy, arguant de la confidentialité du dossier. Mais il a rejeté l’appel de la mère de l’enfant, Claudia Castro, réclamant que l’accusation de délinquant sexuel soit retirée de son carnet scolaire.
Article de Philippe Gélie (correspondant du Figaro à Washington) repris du Figaro, chez no-media.info
