vendredi 25 avril 2008
mardi 15 avril 2008
Voltaire en char d'assaut
Allez savoir pourquoi, sa conception des Lumières ressemble étrangement à la lampe braquée sur les suspects dans les commissariats. « Tu vas cesser de croire, dis salaud! » Il faut dire que Ayaan Hirsi Ali, collabo de choc de l'Occident universaliste, ne fait pas dans la dentelle. Lorsqu'elle évoque la démocratie, la laïcité ou la libération de la femme, on croit entendre en fond sonore comme un bruit de bottes. Notre Voltaire en jarrettelles est du genre à libérer les croyants malgré eux. À affranchir les « arriérés » de la tradition contre leur gré. À remettre dans le droit chemin de la raison à grands coups de pompes dans le cul. D'ailleurs, on l'imaginerait bien, un jour d'exaltation, se nouer la Déclaration des droits de l'homme autour de la taille avant de se faire sauter le caisson dans une mosquée!
Tout avait pourtant bien commencé pour elle. En 1992, échappée de la Somalie en guerre et d'un mariage forcé, elle obtient le droit d'asile aux Pays-Bas. Naturalisée en 1997, elle est élue députée travailliste l'année suivante. Les attentats du 11 septembre 2001 réveillent en elle une haine de l'islam dont elle se découvre la première victime. Elle vire athée militante mais se fait exclure du parti travailliste et adhère au parti libéral dont elle sera élue député en 2002. Elle fait adopter un projet de loi réprimant l'excision au plat pays et commence à se persuader « qu'aucune cohabitation n'est possible entre l'islam et l'Occident ».
C'est l'époque où, entre autre facéties, elle qualifie Mahomet de pervers, de pédophile et de terroriste et collabore au docu-pamphlet de Théo Van Gogh qui exhibe notamment des femmes nues tatouées de sourates du Coran. Mais les Musulmans n'ayant pas encore appris à dire merci lorsqu'ils se font cracher à la gueule, un fou de Dieu poignarde le pauvre Van Gogh en pleine rue en novembre 2004. Entre le couteau et le bide de l'arrière-petit-neveu du peintre, la liste des procains assassinés commence par le nom d'Ayaan Hirsi Ali. Débandade. Madame « la députée » s'enfuit aux États-Unis en couinant et se fait embaucher à l'American Enterprise Institute, un think tank néo-conservateur, les Pays-Bas continuant d'assurer sa protection.
Las, en mai 2006, un documentaire de la télé batave révèle que lors de sa demande d'asile, Ayaan Hirsi Ali a menti sur à peu près tout: son âge, son nom (elle s'appelle Ayaan Hirsi Magan) et surtout la légitimité de l'asile qu'elle réclamait. Car si la « Voltaire noire », comme l'appellent les imbéciles, est bien née en Somalie, elle a quitté ce pays vers 10 ans et vivait depuis entre le Canada et l'Allemagne, après dix ans passés dans la paix au Kenya où il n'a jamais été question d'un mariage forcé. Scandale. En terre calviniste, le mensonge étant un très gros péché, Ayaan Hirsi Ali perd toute crédibilité et les Hollandais cessent bientôt d'assurer sa protection après lui avoir retiré son passeport.
C'est alors que Zorro est arrivé. A l'initiative de Charlie Hebdo, passé de la déconnade gauchiste inconsistante au plus poisseux des robespierrisme, un « manifeste des douze » est signé le 1er mars 2006. Guest star; Ayaan Hirsi Ali. « Nous, écrivains, journalistes, intellectuels, appelons à la résistance au totalitarisme religieux... », ânonnent très sérieusement les néo-résistants, menés par la pasionaria Caroline Fourest qui met semble-t-il un point d'honneur à plonger la tête de ses contemporains dans le fumier dès que ces derniers se mettent à contempler les étoiles de manière trop insistante.
L'ex-député devient une icône laïque. Des tas de demi-folles sortent du bois, « écrivaines » ratées, hystéro-libérées, cartésiennes louches, sans compter la ribambelle des paumées, qui, ayant reçu un jour une claque sur le museau, entendent le faire savoir au monde entier. « Ayaan Hirsi Ali, ma sœur », pleurnichent de reconnaissance les Chahdortt Djavan et autres Taslima Nasreen de service tandis que Salman Rushdie, preuve vivante de l'incompétence des islamo-barbus, salue « la première réfugiée d'Europe occidentale depuis l'Holocauste ». Pas moins.
Enfin, reconnaissance suprême, toujours à l'initiative de Fourest, une grande messe et organisée le 10 février 2008 à Paris, au cours de laquelle Ayaan Hirsi Ali reçoit des mains du grand prêtre Lanzmann le prix Simone de Beauvoir! Enorme. La France sarkozyste, qui traque sans relâche le Chinois « sans papiers » de Belleville, accepte le principe d'une naturalisation de la cartésienne de choc, tandis que le secrétaire d'État aux Droits de l'homme Rama Yade évoque « la France éternelle de 1789, de Hugo, de Zola, de Ni putes ni soumises », faisant croire l'espace d'un instant à la possibilité d'une hallucination auditive dantesque.
« L'islam est incompatible avec les principes de la démocratie », retiennent généralement ceux et celles qui ne prennent pas la peine d'écouter jusqu'au bout celle qui ajoute aussitôt après: « Le christianisme est également incompatible avec la démocratie ». Nous y voilà. Car Ayaan Hirsi Ali n'a pas seulement la haine de l'islam chevillée au corps. Elle a celle de toutes les religions, ou presque, et milite pour l'interdiction de toute forme d'enseignement privé à caractère religieux. « On ne naît pas arriéré, avec une religion dans la tête [...] Le seul moyen d'empêcher des adultes de croire que, hors de l'islam, il n'y a point de vérité, c'est de mettre fin aux écoles religieuses musulmanes ou chrétiennes », déclarait-elle encore récemment à L'Express.
On notera au passage « la religion dans la tête », du grand style fadelamarien qui semble décidément être l'apanage de ces néo-illétrées ayant décidé une bonne fois pour toutes que la seule espérance permise ici-bas était celle de se rapprocher de la condition du chien. Idéal exquis qui aurait probablement fait vomir Voltaire, le vrai, de rage et de dégoût.
Julien Jauffret dans Le Choc du Mois n° 21, avril 2008
[un utile complément à cet article ici]
Un homme enceint(e) de six mois
En effet, Thomas Beatie n'a pas toujours été un homme. Il est transsexuel. Né Tracy Langondino, l'homme et futur père a décidé de devenir un homme. Chirurgicalement, il a subi une ablation des seins. Son appareil reproducteur féminin est toujours intact. Médicalement, il carburait à la testostérone. Pour être plus masculin.
Il est marié depuis quelques années à une femme, Nancy. Le désir d'enfant s'est donc tout naturellement imposé. Seulement voilà, Nancy ne peut pas avoir d'enfant... N'écoutant que son coeur, Thomas a accepté de porter lui-même l'enfant. fruit de leurs amours. "Vouloir un enfant biologique est un désir humain, pas spécifiquement masculin ou féminin", indique-t-il au magazine homosexuel américain The Advocate.
Pour pouvoir porter leur futur enfant, Thomas a dû arrêter de prendre de la testostérone. Petit à petit, ses règles sont revenues. "Ça ne m'était plus arrivé depuis huit ans, explique-t-il. Mon corps s'est régulé tout seul."
Au bout de quelques mois, Thomas pouvait bénéficier d'une insémination artificielle. Mais l'histoire n'est pas simple. "Les réceptionnistes rigolaient de nous. La famille de Nancy ignore que je suis transgenre... Beaucoup de spécialistes ont refusé de le faire. On a dû en consulter neuf avant d'en trouver un qui accepte de nous aider."
Thomas Beatie, après une première insémination de sperme, serait d'abord "tombé enceint de triplés". La grossesse se complique et il les perd assez vite. "Heureusement, je suis tombé enceint une seconde fois. Cette fois, sans complication. Nous sommes heureux d'attendre sa venue, prévue le 3 juillet 2008, déclare-t-il encore au magazine. Comment je me sens comme homme enceint ? Incroyablement bien !"
Si l'histoire de Thomas Beatie ne s'avère pas être un hoax, l'affaire devrait susciter pas mal de débats légaux et moraux.
Ça a d'ailleurs déjà commencé avec les spécialistes, la communauté religieuse qui s'interroge sur certains sites. D'après une enquête des journalistes d'ABC et des déclarations de Thomas Beatie, son entourage serait assez mitigé.
L. C. C. in La Dernière heure le 28/03/2008
Accusés de harcèlement sexuel en maternelle
Par crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires appellent la police au moindre attouchement dans la cour de récréation.
Randy Castro avait six ans quand il a donné une tape sur les fesses à une fille de sa classe, Katherine DeLeon. Ils s’amusaient dans la cour de récréation de l’école primaire de Potomac View, dans la banlieue de Washington. Cela n’a pas plu à la petite fille.
Elle a dénoncé Randy à la maîtresse. L’institutrice a emmené le gamin chez le principal. Le principal a vite pesé la gravité de l’offense : il a appelé la police. Il a aussi rédigé un rapport qui restera pour toujours dans le dossier scolaire de l’enfant. Son titre : «Attouchements sexuels contre un étudiant, comportement odieux.»
Dans l’Amérique pudibonde, Randy Castro n’est pas un cas isolé. À New York, une directrice d’école a interdit à ses élèves de se toucher pour se dire bonjour. Au Texas, un garçon de 4 ans qui avait un peu trop pressé son visage contre la poitrine d’une assistante maternelle a été accusé de harcèlement sexuel. L’an dernier, 255 élèves du primaire ont été suspendus en Virginie pour des «contacts physiques inappropriés» avec un autre élève. Dans le Maryland, on dénombre 166 cas identiques, concernant 22 élèves en cours préparatoire, 16 au jardin d’enfants et trois… à la crèche.
Un directeur d’école n’est censé appeler la police qu’en cas d’incident «impliquant armes, alcool ou drogue, blessure volontaire ou autre infraction sérieuse». Dans le cas de Randy, des psychologues ont souligné qu’«il est impossible qu’un enfant de son âge comprenne ce qui lui arrive».
Mais les autorités scolaires ont tellement peur des procès qu’elles appliquent sans discernement la «tolérance zéro». Dans les années 1990, la Cour suprême a confirmé la responsabilité des établissements qui manqueraient à l’obligation de mettre fin au harcèlement sexuel, généralement défini comme toute «pression ou contact jugé indésirable par la victime».
Le Washington Post, qui a relaté l’histoire de Randy, a organisé la semaine dernière un forum avec des responsables éducatifs sur son site Internet. Une mère de famille y témoigne en ces termes : «Ma fille de cinq ans a été harcelée sexuellement par un garçon du même âge au début de l’année scolaire. Il l’a prise dans ses bras et l’a embrassée alors qu’elle ne le voulait pas. J’ai été extrêmement contrariée que le principal ne le suspende que pour une semaine. J’avais demandé son renvoi. J’ai aussi voulu porter plainte à la police. Devant leur refus, j’attaque au civil en dommages et intérêts.»
Le lendemain de ce débat, le Centre de contrôle et de prévention des maladies publiait pour la première fois des statistiques nationales sur les véritables mauvais traitements infligés aux mineurs de 15 ans : 905 000 enfants ont été maltraités par des adultes en 2006 aux États-Unis, dont 91 278 bébés de moins d’un an.
Le directeur de Potomac View refuse de s’expliquer sur le cas de Randy, arguant de la confidentialité du dossier. Mais il a rejeté l’appel de la mère de l’enfant, Claudia Castro, réclamant que l’accusation de délinquant sexuel soit retirée de son carnet scolaire.
Article de Philippe Gélie (correspondant du Figaro à Washington) repris du Figaro, chez no-media.info
